Artisan réalisant le diagnostic site internet de son activité depuis son téléphone
Un diagnostic site internet se fait en une heure, sans outil payant.

Ce diagnostic site internet va vous prendre 45 minutes et ne vous coûtera rien. Il répond à la seule question qui compte quand on a payé pour un site : est-ce qu’il vous amène des clients, ou est-ce qu’il dort ?

Vous avez peut-être mis 600 € dedans, peut-être 4 000 €. Il est en ligne, il est propre, et vous y pensez quand un client vous dit « je vous ai trouvé sur Google ». Un mois, deux mois, un an. Puis plus rien.

À ce moment-là, deux réponses sont possibles. La première : « le site ne sert à rien ». La seconde : « je ne sais pas ce qu’il fait ». La première vous fait perdre de l’argent, la seconde se règle un lundi soir. Voici le diagnostic, étape par étape, sans jargon.

1. Avant le diagnostic site internet : définir ce que « marche » veut dire

Oubliez le nombre de visiteurs. Pour une activité locale en solo, ou à deux ou trois, les repères réalistes sont ceux-ci :

  • 3 à 5 demandes qualifiées par mois : un appel pour un devis, un e-mail pour un créneau. C’est déjà un site qui travaille.
  • 10 à 20 demandes par mois : un site qui pèse vraiment dans votre carnet de commandes.
  • Zéro demande en six mois : le problème n’est pas le web, c’est votre site ou votre visibilité. Les deux se diagnostiquent.

Une demande qualifiée, c’est quelqu’un qui vous appelle pour ce que vous vendez. Pas un fournisseur, pas un recruteur, pas un concurrent qui relève vos prix.

Trafic et demandes ne sont pas la même chose

Un site de paysagiste avec 90 visites par mois et 7 demandes de devis va mieux qu’un site de 900 visites sans un appel. Les statistiques de fréquentation intéressent les journaux. Pour votre activité, le seul indicateur qui compte est le nombre de fois où le téléphone sonne ou où la boîte mail se remplit.

2. Le matériel du diagnostic site internet : trois compteurs

L’idée n’est pas de tout mesurer, mais de ne laisser s’échapper aucune des trois portes d’entrée de votre site.

La porte Google : les statistiques de votre fiche d’établissement

C’est gratuit, déjà là, et presque personne ne l’ouvre. Sur business.google.com, rubrique « Performances » : vues de la fiche, clics vers le site, appels, demandes d’itinéraire, messages. Les demandes d’itinéraire sont un signal formidable pour un commerce : ce sont des gens qui se sont mis en route.

Un ordre de grandeur, pour situer votre résultat : d’après les compilations 2026 sur les fiches d’établissement (WiserNotify, sept. 2026), environ 4 à 7 % des vues d’une fiche deviennent un clic vers le site, 5 à 8 % un appel, 3 à 5 % une demande d’itinéraire. Une fiche vue 800 fois dans le mois doit générer de l’ordre de la dizaine d’appels, pas zéro. Si vous êtes à zéro, le problème est en amont.

La porte téléphone : savoir qui vous a trouvé où

La technique la plus simple du monde ne coûte rien. Sur votre fiche Google, choisissez l’option « numéro de téléphone à utiliser pour les appels depuis Google » : Google vous attribue alors un numéro de redirection et compte les appels reçus par ce canal. Vous savez enfin ce que Google vous apporte, séparément du reste.

Deuxième réflexe, dix secondes par appel : notez la provenance. « Google », « bouche-à-oreille », « annuaire », « panneau ». Un carnet, un tableur, un post-it sur le téléphone, au choix. C’est ce petit geste que les prestataires n’obtiennent jamais et qui change tout.

La porte formulaire : le tester vous-même

Renseignez votre propre formulaire depuis un téléphone, envoyez-le, vérifiez qu’il arrive vraiment dans votre boîte — pas dans les spams, pas dans une adresse que vous consultez une fois par an. Une part énorme des sites jugés « inutiles » sont en réalité des sites dont le formulaire part dans un trou noir depuis trois ans.

3. Votre rituel : 15 minutes le premier lundi de chaque mois

Ce diagnostic n’est pas un exercice ponctuel. Recopiez ces lignes dans un fichier ou sur une feuille, chaque mois, et n’en parlez plus à personne :

Le mois dernierNombre
Appels reçus…
dont : « je vous ai trouvé sur Google »…
dont : « on m’a parlé de vous »…
Demandes par formulaire du site…
Appels via la fiche Google (Performances)…
Clics vers le site depuis la fiche Google…
Demandes d’itinéraire…

Après trois mois, vous tenez une ligne de base. C’est elle qui vous dira si une refonte a servi à quelque chose, au lieu de le deviner. Et quand un prestataire vous annoncera des résultats, vous aurez de quoi les confronter aux vôtres.

4. Le test des 3 secondes : la partie visible du diagnostic

Ouvrez votre page d’accueil sur votre mobile, en 4G, en navigation privée. Trois secondes, pas plus. Répondez à ces trois questions :

  1. Est-ce que je vois un numéro ou un bouton d’appel, sans faire défiler la page ?
  2. Est-ce que je sais en un coup d’œil ce que fait cette entreprise, et pas seulement son nom poétique ?
  3. Est-ce que je vois la ville ou la zone d’intervention ?

Si une seule réponse est non, vous tenez votre premier chantier. Les cinq éléments qui manquent le plus souvent sont détaillés dans ce que doit absolument contenir un site d’artisan.

La vitesse : ce que le diagnostic site internet révèle en 30 secondes

Copiez l’adresse de votre page d’accueil dans PageSpeed Insights (gratuit, 30 secondes). Regardez moins le score sur 100 que les trois mesures mobiles :

  • LCP (temps d’affichage du contenu principal) : bon sous 2,5 s ;
  • INP (réactivité aux clics) : bon sous 200 ms ;
  • CLS (stabilité, les éléments qui sautent) : bon sous 0,1.

Ces seuils sont ceux de Google, et ils ne sont pas anodins : d’après les mesures agrégées 2026 sur les performances web (Digital Applied, avr. 2026), seuls 42 % des sites passent les trois mesures sur mobile — 38 % pour WordPress — alors que le mobile concentre la grande majorité du trafic local. Un site lent ne vous prive pas d’un classement prestigieux : il prive vos clients du plaisir de vous lire entre deux chantiers.

Si les trois mesures restent au rouge après vos corrections, c’est un sujet technique (images, hébergement, thème) : notre page sur l’optimisation PageSpeed explique quoi corriger, et dans quel ordre.

5. Trois questions à Google Search Console

Créez un compte gratuit sur Google Search Console (validation du nom de domaine, 10 minutes, à faire une seule fois dans votre vie). Vous y verrez ce que les gens tapent avant de tomber sur vous.

  1. Quelles requêtes m’amènent des visiteurs ? Si « plombier Redon » apparaît, vous savez ce que le marché attend de vous. C’est la logique de notre article sur les bases du référencement local.
  2. Est-ce que je sors sur ma ville, ou sur la ville d’à côté ? Beaucoup de sites « inutiles » sont en fait invisibles là où leur artisan travaille.
  3. Quelle page est la plus vue ? Si ce n’est ni une page prestation ni la page de contact, votre site parle de vous au lieu de parler du problème de vos clients.

Google Analytics : ce n’est pas la priorité

On vous poussera à installer GA4. Ce n’est pas inutile, mais ce n’est pas ce qui vous manque. La fiche d’établissement et Search Console répondent déjà à 90 % des questions d’un diagnostic site internet, sans code de suivi à gérer et sans bandeau cookies à négocier.

6. Le diagnostic site internet complet : les 8 points à cocher

Voici la grille, la même qu’un audit professionnel. Une heure, chrono en main. Un diagnostic se joue souvent sur trois de ces points, pas sur les huit.

  1. Nom, adresse, téléphone, horaires identiques partout (site, fiche Google, PagesJaunes, réseaux sociaux). Une adresse ancienne suffit à vous faire décrocher du classement local.
  2. Vos vraies réalisations en photos, pas des images de banque. Une fiche illustrée reçoit nettement plus d’appels et de demandes d’itinéraire qu’une fiche sans photo.
  3. Des avis clients récents, qui racontent un problème et une solution (« intervention après une fuite dans le mur, devis clair ») plutôt que « super, je recommande ». Comment en obtenir sans harceler : ici.
  4. Une page par prestation, avec la ville dans le texte et un moyen de vous contacter en bas de page. Une page d’accueil ne capte pas « dépannage chaudière ».
  5. Des informations à jour : horaires d’été, jours fériés, numéro de portable. Répondre « je ne suis plus là » fait perdre la vente avant qu’elle existe.
  6. Le formulaire fonctionne depuis un mobile, testé le mois dernier.
  7. Vous apparaissez sur Google Maps pour « votre activité + votre ville », depuis un autre téléphone que le vôtre, en navigation privée.
  8. Votre site est rapide : les trois mesures mobiles au vert.

Comment lire votre résultat :

Checklist imprimable d'un diagnostic site internet pour artisan et commerçant

À scotcher dans l’atelier : une fois par trimestre, on recoche tout.

7. Diagnostic site internet : vos questions, réponses courtes

Je reçois peu de visites, est-ce que mon site est nul ?

Non. Un site local a rarement des milliers de visiteurs, et ce n’est pas son rôle. Comparez le nombre de demandes au nombre de chantiers que vous pourriez absorber, pas au trafic du voisin.

Comment suivre les appels sans payer un outil de call-tracking ?

Avec le numéro fourni par votre fiche d’établissement Google, qui compte les appels depuis Google, et une question posée en décrochant : « vous m’avez trouvé où ? ». Fastidieux pendant deux semaines, réflexe ensuite.

Est-ce que j’ai besoin de Google Analytics pour ce diagnostic ?

Pas pour démarrer. Les statistiques de la fiche Google et de Search Console, gratuites, suffisent à décider de vos trois prochaines actions.

À quelle fréquence refaire le diagnostic ?

Quinze minutes par mois dans le tableau, la checklist complète une fois par trimestre. Le reste du temps, occupez-vous de vos chantiers : c’est votre vrai métier.

Un diagnostic site internet rempli pour vous, gratuitement

Si vous préférez que quelqu’un le fasse à votre place, nous regardons votre site et votre fiche Google. Vous recevez un audit gratuit sous 48 heures : vitesse et performance technique, confort sur mobile, visibilité Google locale, points de conversion manquants. C’est exactement la grille de ce diagnostic, remplie pour vous et expliquée sans jargon — que vous refondiez avec nous ou non.

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À lire aussi : combien coûte un site vitrine professionnel, pour savoir ce que vous avez payé et ce que vous auriez dû payer.

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